Internet des objets

Internet des objets

Historiquement l’Internet a été était utilisé pour faciliter la communication des hommes entre eux.

L’Internet des Objets (ou Internet of Things en anglais) est un écosystème permettant la communication des objets entre eux.  La communication des objets entre eux. On parle d’écosystème puisque l’internet des objets n’existe que parce qu’il y a des objets communicants et des protocoles de communication entre eux ou entre eux et le réseau.

L’Union internationale des télécommunications définit l’IoT comme étant une  » infrastructure mondiale[…] qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets[…] grâce aux technologies de l’information et de la communication ».

Cependant, la définition de l’Internet des objets est encore mouvante, du simple fait que l’idée même d’IoT est en pleine évolution et que l’écosystème est encore en construction. Et ce d’autant plus que l’on le regarde d’un point de vue conceptuel ou technique.

Conceptuellement, l’IoT consiste à doter chaque objet (physique ou virtuel) d’une identité qui lui est propre, qui lui permet de se faire reconnaître par d’autres objets et de communiquer avec eux. Le principe étant de construire une mégapasserelle entre monde réel et monde virtuel en interfaçant l’un avec l’autre sans recourir à une intervention humaine.

  • Techniquement, l’IoT comporte 3 grands
    • Permettre à chaque objet d’avoir une identité propre et normalisée ;
    •  Définir des protocoles et des canaux de communication entre les
    •  Assurer la connexion objet/réseau (RFID, Wifi, Bluetooth, Sigfox entre autres).

L’Internet des objets :  quelles applications ?

L’internet des objets en est encore à ses balbutiements. Cela dit, il est déjà installé dans le monde de l’entreprise et chez les particuliers pour ce qui concerne la collecte de données. Ainsi en Europe les compteurs électriques connectés sont-ils l’archétype de l’objet connecté. Collectant des données chez l’utilisateur, ils les transmettent directement à l’entité de production/distribution qui devient capable de s’adapter en fonction de la demande réelle. Ainsi se forment une boucle de rétroaction et un système intelligent. Il en va de même pour certains compteurs connectés pour la distribution de l’eau.

À travers les systèmes de compteurs connectés, on peut mesurer les enjeux de l’IoT. D’une part les compteurs connectés permettent, par la création d’une boucle de rétroaction une meilleure adaptation de l’offre à la demande voire l’anticipation, et donc la maîtrise, d’une éventuelle surcharge. D’autre part, en étant capables de transmettre directement et de manière fiable les données de consommation/facturation du service, ils permettent d’éviter le déplacement d’agents sur le terrain pour procéder au relevé physique du compteur. D’où une économie par la diminution fraîche de personnel et une diminution de l’empreinte carbone.

Les compteurs connectés sont les premiers grands déploiements dans l’univers de l’IoT. 

Autre exemple d’objet « devenu » connecté : les capteurs de pollution dans les centres-ville. Avant le déploiement de l’internet des objets, les capteurs de pollution permettaient de faire un constat a posteriori de la pollution à tel ou tel endroit du réseau routier ou dans tel ou tel quartier. L’arrivée des capteurs connectés et échangeant en temps réels avec les ordinateurs des centres de surveillance a permis d’augmenter le nombre de capteurs (puis qu’il n’y a plus de charge liée de relevé manuel) et de mettre en place des rétroactions en temps réel (par exemple diminuer la vitesse autorisée ou fermer ponctuellement l’accès à un tunnel routier à l’atmosphère saturée).

Côté grand public ou entreprises, et sans parler des thermostats ou des capteurs de télésurveillance qui étaient connectés bien avant l’arrivée d’internet, il apparaît clairement que les objets connectés vont donner corps à la domotique qui peine depuis des décennies à trouver sa place du fait de modalité de connexion complexe. Aujourd’hui, on peut imaginer que les capteurs soient reliés en WiFi à la box internet et interagissent entre eux ou avec des services délocalisés selon le besoin.

Et toujours côté grand public, les « bracelets santé » qui mesurent en permanence les données de l’organisme (température, rythme cardiaque, etc.) et de son rapport à l’environnement (type de mouvement, activité physique, etc.) sont sans doute les premiers objets connectés de masse.

Big data et anonymat

Parce qu’ils relèvent en permanence des informations qu’ils transmettent en temps réel, les objets connectés produisent de grandes quantités de données qui doivent être traitées et stockées. De facto, ils ont donc donné naissance à une activité parallèle inhérente à cette masse de données : le big data.

Innovation conceptuelle en termes de stockage et d’accessibilité avec l’apparition des notions de data-wharehouse ou de data-lake mais aussi évolution éthique avec les interrogations autour des ces masses d’informations personnelles stockées et manipulées. La crainte du « vol » des données personnelles relève certes plus du fantasme que d’un risque réel. Les données stockées sont le plus souvent « dépersonnalisée » et il y a somme toute bien plus de risque de se faire « dérober » sa carte d’identité dans les transports en commun ou son numéro d’assuré social dans sa boîte à lettres que sur le cloud. Mais risque réel ou risque perçu, peu importe. Le défi de la sécurisation et de l’anonymisation des données est un enjeu majeur pour le développement de l’écosystème.

L’interconnexion des systèmes, les échanges d’information entre machines sans intervention humaine, le suivi en temps réel de marchandise, le contrôle du respect des normes de pollution ou de la chaîne du froid, etc. sont autant de questions parmi des centaines, auxquelles l’IoT apporte des réponses pertinentes et efficaces. Reste à continuer de mettre en place les infrastructures et les cadres législatifs et éthiques permettant une utilisation des données produites en toute sécurité.